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Libération
Reportage

«Une folle bouffée d’air» : à Montreuil, le test encourageant d’une aide financière contre la précarité alimentaire

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Une bourse expérimentale de 60 euros mensuels par personne versée auprès de 342 ménages modestes de la ville de Seine-Saint-Denis par des associations, démontre qu’une aide, pourtant non fléchée, a permis de diminuer de moitié leur insécurité alimentaire.

«Quand le budget est contraint, l’alimentation est très souvent la variable d’ajustement», rappelle Marlène Perignon, chercheuse en nutrition et santé publique à l’Inrae. (Jean-François Fort/Hans Lucas. AFP)
Publié aujourd'hui à 8h50

Chez Diodo Traoré, les murs du salon sont constellés de photos de ses enfants et quand elle tend son téléphone, c’est pour montrer le visage de ses petits, les anniversaires, les photos de classe, celles avec les clowns qui ont sillonné le quartier cet été. Diodo, 37 ans, vit à Montreuil (Seine-Saint-Denis) avec ses quatre enfants et son mari, Mamoudou. Elle dit que partout où elle se rend, sa philosophie lui dicte de ne placer aucune «barrière» : «Je vais vers les gens, je ris avec eux, je sais que ça m’apporte toujours quelque chose.» Un jour, au centre social de son quartier, qu’elle côtoie régulièrement, elle turbule un groupe de mamans. «Elles me disaient qu’elles allaient participer à une expérimentation pour les gens en difficulté. J’ai rigolé : ça tombe bien, je suis dans le besoin total.»

Avec sa famille, Diodo a participé à un dispositif innovant, Passerelle Plus, mené depuis 2024 par deux associations, Action contre la faim et la Fondation de l’Armée du salut, mais également l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), auprès de 342 ménages. Une nouvelle approche dans

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