Chez Diodo Traoré, les murs du salon sont constellés de photos de ses enfants et quand elle tend son téléphone, c’est pour montrer le visage de ses petits, les anniversaires, les photos de classe, celles avec les clowns qui ont sillonné le quartier cet été. Diodo, 37 ans, vit à Montreuil (Seine-Saint-Denis) avec ses quatre enfants et son mari, Mamoudou. Elle dit que partout où elle se rend, sa philosophie lui dicte de ne placer aucune «barrière» : «Je vais vers les gens, je ris avec eux, je sais que ça m’apporte toujours quelque chose.» Un jour, au centre social de son quartier, qu’elle côtoie régulièrement, elle turbule un groupe de mamans. «Elles me disaient qu’elles allaient participer à une expérimentation pour les gens en difficulté. J’ai rigolé : ça tombe bien, je suis dans le besoin total.»
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Avec sa famille, Diodo a participé à un dispositif innovant, Passerelle Plus, mené depuis 2024 par deux associations, Action contre la faim et la Fondation de l’Armée du salut, mais également l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), auprès de 342 ménages. Une nouvelle approche dans




