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Libération
Reportage

Dix ans après l’assaut du Raid à Saint-Denis : «Personne n’a conscience de ce qui est arrivé aux familles qui habitaient là»

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Le 18 novembre 2015, l’intervention policière contre les jihadistes qui avaient frappé cinq jours plus tôt laissait 86 personnes sans logement. Depuis, leur chemin de croix pour obtenir le statut de victimes du terrorisme et la démolition de leur immeuble ont laissé un sentiment d’injustice.

L'immeuble où s'étaient réfugiés les terroristes en novembre 2015, ici deux ans après l'assaut mené par le Raid et la BRI. (Magali Cohen/Hans Lucas. AFP)
Publié le 18/11/2025 à 5h11

Des dents creuses, il y en a partout à Saint-Denis. Lorsque l’on arpente le centre-ville ce jeudi 13 novembre, on ne compte plus les espaces vides qui surgissent soudainement entre deux immeubles, où ne subsistent que gravats et poutres en acier. Mais à l’angle des rues du Corbillon et de la République, la béance prend un air de carie arrachée.

Le bâtiment a été détruit le 6 novembre, dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité. C’est dans cet immeuble décati que dix ans plus tôt, les terroristes survivants du commando du 13 Novembre ont trouvé refuge au terme de leur cavale, avant que le Raid, épaulé par la BRI, ne lance l’assaut dans la nuit du 18 novembre 2015.

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