Educateur depuis plus de quarante ans, Amar Henni travaille à Grigny, dans l’Essonne. Chargé de mission «lutte contre la pauvreté» à la mairie communiste, il dirige aussi le centre de formation de l’Essonne (CFE) aux métiers du travail social. Docteur en anthropologie, ce fils de mineur qui a grandi près de Douai est aussi un compagnon de route de Libération, qui lui a souvent donné la parole. Alors que le gouvernement a dévoilé ce jeudi 26 octobre sa réponse aux émeutes déclenchées le 27 juin par la mort de Nahel à Nanterre, axée sur la responsabilité parentale, Amar Henni regrette le regard de plus en plus dur que la société adulte porte sur les jeunes habitants des quartiers populaires.
Interview
Emeutes urbaines : «Il y a une forme d’indécence dans les discours sur les parents démissionnaires»
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Alors que le gouvernement a présenté ce jeudi 26 octobre sa réponse aux émeutes de l’été dernier, Amar Henni, éducateur à Grigny, raconte comment le rapport aux jeunes a évolué en quarante ans de métier et insiste sur l’importance de l’éducation plutôt que de la répression.
Des policiers dans la cité de la Grande Borne, en novembre 2018 à Grigny (Essonne). (Arthur Nicholas Orchard/Hans Lucas. AFP)
ParEve Szeftel
Publié le 26/10/2023 à 19h46
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