En prison, la solution a été trouvée après le deuxième confinement : installer des parois anti-Covid pour limiter la transmission du virus. Une mesure sanitaire qui empêche de maintenir des liens sociaux avec les proches, dénoncent les défenseurs des détenus. «Cela fait des mois maintenant que nous ne pouvons plus serrer nos familles dans nos bras… Les gens pensent que l’Etat nous traite mieux que les vieux en maison de retraite, mais c’est faux», témoigne Adrien (1), un détenu interrogé par Libération. Le jeune homme préfère taire son identité, car il assure avoir subi notamment une fouille de sa chambre et un transfert après avoir dénoncé le manque de contact avec sa famille durant la pandémie. «Face à ces conditions insoutenables, certains parents ont décidé de ne plus emmener leurs enfants, rapporte Charline Becker, coordinatrice pour la région Sud-Est de l’Observatoire international des prisons (OIP). Il y a des mères qui nous racontent que leurs enfants qui ont bientôt un an n’ont jamais vu leur père ou qu’ils l’ont oublié, c’est devenu un inconnu.»
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Plusieurs séparations existent en fonction des établissements pénitentiaires. Certaines vont du sol jusqu’au plafond et ne disposent d’aucun dispositif permettant au son de passer correctement. Ailleurs, des tables sont mises au milieu des parloirs, et sont surmontées d’une vitre en plexiglas percée. «La difficulté est surtout dans les premiers établissements, puisque les gens ne peuvent pas s’




