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«Vous êtes attiré sexuellement par les enfants ?» : le nombre d’appels à une ligne d’écoute sur la pédocriminalité a triplé en cinq ans

En 2025, le Service téléphonique d’orientation et de prévention (Stop), qui a lancé une nouvelle campagne ce mercredi 28 janvier, a enregistré plus de 4 500 appels. Soit trois fois plus qu’à ses débuts, en 2020.

Rassemblement contre la violence envers les enfants et les adolescents, le 15 novembre 2025 à Paris. (Riccardo Milani/Hans Lucas. AFP)
Publié le 28/01/2026 à 17h44

Des chiffres qui témoignent de l’importance du dispositif lancé en 2020 pour prévenir les pulsions pédocriminelles. En cinq ans, le nombre d’appels à la ligne d’écoute «Stop» (Service téléphonique d’orientation et de prévention), dédiée aux personnes attirées sexuellement par les mineurs, a triplé, a indiqué ce mercredi 28 janvier la Fédération gérant cet outil de prévention.

«Pour l’année 2025, il y a eu 4 577 appels dont 447 de plus de cinq minutes», a recensé la Fédération française des centres ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (FFCRIAVS) à l’occasion d’une nouvelle campagne de communication du dispositif. Dans le détail, 84 % des appels au Service téléphonique d’orientation et de prévention (Stop, au 0806 23 10 63) étaient un premier contact, alors que 64 % des appelants ont décroché leur téléphone «pour une attirance sexuelle envers les enfants, les autres pour un proche, de l’information». Parmi ces personnes, 90 % d’entre elles ont été identifiées comme des hommes. L’âge moyen des appelants était de 37,4 ans.

«Eviter le passage à l’acte»

L’objectif de la ligne d’écoute est «d’éviter le passage à l’acte en facilitant l’accès à une information fiable, à une orientation adaptée et, le cas échéant, à des parcours de soins», précise la Fédération.

«Toutes les personnes attirées sexuellement ne passeront pas à l’acte mais il y a une zone grise, un risque réel et il faut les accompagner pour protéger nos enfants», a souligné de son côté la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry. «Le numéro s’adresse également à ceux qui les entourent et détectent des signaux de risque et à qui les professionnels peuvent donner des outils», a-t-elle ajouté, appelant à «ne pas détourner le regard».

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