Les médias nationaux ne les comprendraient pas, figés dans de beaux principes humanistes. Sans tenir compte des difficultés de la vie quotidienne à Mayotte, les journalistes parisiens critiqueraient les habitants du département d’outre-mer favorables à l’opération «Wuambushu» et à l’expulsion des immigrés clandestins. Or si les Mahorais ont voté à 59% pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, ce ne serait pas en raison d’un quelconque racisme, mais à cause de l’insécurité galopante, liée à l’immigration irrégulière, comme l’a asséné un ancien préfet de Mayotte. Quel département métropolitain accepterait que sa population soit composée à 48% d’étrangers, dont au moins un tiers sans papiers ? Quel Français accepterait de vivre avec des services publics défaillants, calibrés pour répondre aux besoins d’une population sous-estimée en raison des clandestins non recensés ? Voilà le discours que les Mahorais
Reportage
Xénophobie à Mayotte : «On ne veut pas chasser tous les Comoriens»
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Exaspérés par des médias qu’ils jugent complaisants avec les immigrés clandestins, les Mahorais entretiennent avec ces derniers un rapport pour le moins ambigu, entre propos hostiles et aide à l’intégration.
Dans le quartier Majicavo Dubai à Mayotte, mardi 25 avril. (David Lemor/Libération)
Publié le 28/04/2023 à 19h13
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