FOOT. Contre l'Azerbaïdjan, les Français marquent enfin des buts,
mais toujours pas les esprits Trebizonde, envoyé spécial
Eliminatoires de l'Euro-96, groupe 1. Azerbaïdjan-France: 0-2 (1-0). Spectateurs: 6.000. Buts pour la France: Papin (24e), Loko (56e). Avertissements: Gadarov (55e) pour l'Azerbaïdjan, Di Meco (68e) pour la France.
Pas de quoi verser dans le triomphalisme, mais pas non plus du genre à jouer les modestes. Aimé Jacquet est content: «La victoire est toujours excellente à prendre, surtout quand il y a de la générosité, de l'abnégation, de la volonté et du courage.» Son équipe convalescente a, c'est vrai, rempli son contrat. Sans plus. En l'emportant 2-0 à Trebizonde face à des Azéris délocalisés, les tricolores sont sans doute revenus dans la course à la qualification pour l'Euro 96. Seulement, ils n'ont pas prouvé grand-chose, face à une équipe aux moyens limités. Le sélectionneur peut parler de «malédiction» à propos de ces terrains impraticables qui se succèdent sous les pieds des Bleus. Le chemin reste long pour atteindre la sérenité. Retour sur un match boueux.
Cela commence par un éclat de rire du revenant revanchard. En rentrant sur le terrain pour l'échauffement, Jean-Pierre Papin se retourne vers la maigre claque azérie qui conspue gentiment les tricolores. Ça le fait sourire. Les Français ne sont pas chez eux, c'est sûr. Mais les Azéris guère plus. Avni Aker Stadium morne plaine, vide de public et de chants. Pour un match qui ne se déroule pas à hui




