Balade d'avant-Noël, façon cruising, dans l'Europe du foot. Départ
sur les chapeaux de roue, on apercevrait, au volant du coupé sport, l'international allemand Maurizio Gaudino, technicien de surfaces et voleur de tires. Interpellé à la sortie d'un studio télé, l'attaquant de Francfort était soupçonné d'être la tête pensante d'un gang de piqueurs de berlines. Déjà mis à pied par son club pour avoir boycotté un match de championnat, notre ami a avoué et devrait aller faire vroum vroum but entre quatre murs. Dix ans maxi.
A la place du Maure, sans airbag passager, le Nigérian Rashidi Yekini. Etoile noire du dernier Mondial, obligé de déserter le championnat grec à cause des injures suintant des kops, le joueur africain pensait trouver un transfert-bonheur chez les Espagnols de Gijon. Mal barré. L'internationale de la bêtise rampe vite et se moque des frontières: peintures racistes, swastikas et autres nauséabonds symboles sont apparus sur les murs du stade local pour protester contre un éventuel engagement de l'attaquant. Et Yekini qui demande à faire marche arrière.
Nous voilà sur le boulevard de ceinture marseillais. Dans le petit coffre de l'auto, on découvrirait un créateur corse, Pierre Cangioni. Aux idées vivifiantes pour relancer un club européen moribond. Organiser des «vrais» matches amicaux (!), commercialiser des vidéocassettes, retransmettre les rencontres de l'OM en direct dans de grandes salles sont les principales solutions avancées par le nouvel homme fort. En a




