L'intronisation ratée du roi George
Sacré Ballon d'Or africain, qu'il a reçu juste avant le coup d'envoi, Georges Weah a malgré tout passé une bien sale soirée.
- L'impression que quand les siens sont dominés, quand les Nantais poussent et grimpent à l'assaut, il voit ça de loin, il ne suit les affaires que d'un oeil. Et que quand le ballon lui parvient ou se rapproche de sa zone d'activités, il ne voit plus que cela. L'impression aussi de s'être fait voler la vedette, chez lui, au parc des Princes d'abord par un Canari hors de ses bases et néanmoins meilleur buteur du championnat avec 16 buts, puis, et à deux reprises par un tchadien à la patte adroite.
Du précieux métal a pourtant d'abord salué George Weah, au centre du terrain. Sacré ballon d'or africain en début de semaine, le Liberian reçoit le trophée. Il ne sait pas encore que ce n'est que le meilleur moment de sa soirée. Le match ne fait que commencer, et une tête en déviation pour Ginola vient prouver qu'il est là, des appels de balle dont il croit avoir le secret rythment son travail d'avant-centre. Seulement Capron en premier rideau, Karembeu ou Decroix en surimpression, ne se font que quelques mauvais sangs à essayer de le museler. Très vite.
Il ne sait pas si c'est son jour, ce match au sommet, seulement il sait que les mercredi, en règle générale, ce n'est pas ravioli, c'est foie gras. «Les matches de championnat, c'est pas tous les jours dimanche; parfois c'est comme des lundis, ou des mardis», disait-il récemme




