A «Kitz», il y a descente et descente
A Kitzbühel, sur les pistes comme dans les bars, la descente est l'épreuve reine. L'occasion, de nuit, d'assister aux délires alcoolisés de champions qui perpétuent une tradition. Et, de jour, de ravir un public bon enfant auquel ne se mêle pas la clique clinquante des nantis. Kitzbühel, envoyé spécial ILS SE SONT éloignés du centre des débats. Pour fêter entre eux le double succès de Lucho. Direction Kirchberg, à quelques kilomètres, pour retrouver un ancien coureur de l'équipe de France venu installer là ses pénates. Premiers bocs de bière, premières plaisanteries et premiers choeurs. Au son du clairon, Etoile des neiges, une ode au vin blanc, ou le célèbre Ce soir, on vous met le feu sont entonnés d'un ton encore juste. Plus tard, les skieurs aux yeux plus que vifs retournent sur Kitzbühel. Parce que le tradition le veut. Parce que le gagnant de l'épreuve doit faire un arrêt obligé et prolongé au Londoner. Malgré la perspective d'un slalom le lendemain.
Boire et débauche. C'est un pub aux entrées contrôlées mais à la débauche incontrôlable. Où la bière sert à la fois de reconstituant, de shampoing collectif et de liquide à cracher. La tradition, toujours, veut que le vainqueur du Hahnenkamm serve derrière le bar. Coiffé d'une casquette frappée des trois lettres S E X, Luc Alphand s'y plie. Somptueuse bacchanale, densité d'éléments alcoolisés supérieure à celle d'une neige compacte, beuglements... «A mon époque, après Kitzbühel, on se




