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Ski. Luc Alphand, le magistral coup double d'un éternel espoir

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Publié le 16/01/1995 à 23h47

Ski. Luc Alphand, le magistral coup double d'un éternel espoir

Inattendu, sans doute. Historique, certainement. Samedi fut jour faste pour la France du ski. Tandis qu'à Garmisch, Florence Masnada remporte le super G, à Kitzbühel, Luc Alphand se paye le luxe de remporter à trois heures d'intervalle les deux descentes un peu raccourcies disputées sur la légendaire piste autrichienne.

Il est au pied de «la Streif», mais encore dans les nuages à se demander s'il pourra toucher terre. Pas le temps de réaliser, tant la valse à mille temps des questions et des caméras, des tapes dans le dos et des ovations l'engouffre dans son tourbillon. Luc Alphand, peu avant 13h30 en ce samedi, n'a pas vraiment le loisir de savourer le coup double en fin chasseur qu'il est. Il vient pourtant de réaliser l'un des plus beaux exploits de l'histoire du ski. Enfin. A bientôt 30 ans, celui que l'on a longtemps considéré comme l'éternel espoir du ski français fait main basse sur la plus prestigieuse des épreuves de Coupe du monde, disputée deux fois dans la journée, et empoche, cela ne fait pas de mal, l'équivalent de 300.000 de nos francs.

La confirmation d'un bon début de saison Depuis le début de saison, il y a des signes qui ne trompent pas. C'est d'abord la première descente de Val-d'Isère que Luc Alphand croit avoir gagné avant qu'un jeunot autrichien sorti des profondeurs ne le prive d'un premier succès en Coupe du monde. Il termine second, sans désappointement. «Je ne peux pas me plaindre disait-i

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