FOOT. Pelé, VRP multicarte, accorde
du crédit à la Coupe du monde française Monsieur Pelé, ancien footballeur et nouveau «ministre extraordinaire des Sports» brésilien, était de passage hier à Paris. Pour annoncer que, malgré son portefeuille ministériel, il continuerait à être le porte-parole officiel d'une carte bancaire jusqu'à la Coupe du monde 1998.
Ce n'est pas pour prévenir les faussaires, mais la carte géante EuroCard Mastercard remise hier en grande pompe au «roi Pelé» porte bien les numéros suivants, 5412-3456-7890-1234, valable de janvier 1995 à décembre 1998. Carte symbole pour un homme d'argent. Brésilien aux pieds d'or transmuté après sa carrière sur les terrains en capitaliste bon teint et en récolteur de fonds, Pelé aime thésauriser. D'ailleurs, concède-t-il lors d'une conférence de presse brouillonne et désorganisée: «Si j'ai accepté le poste de ministre des Sports brésilien, c'était à la condition de pouvoir conserver mes contrats en cours, parce qu'une paie de ministre ne nourrit pas son homme.» Il est comme ça, king Pelé, cumulard. A la fois ministre et représentant de commerce, commentateur télévisuel lisse et organisateur de fructueux camps d'entraînement.
Hier donc, au cours d'une sympathique manifestation dans les salons souterrains du George-V, succédant aux grands patrons de la carte de paiement électronique, il a présenté, marionnette souriante, le contrat de sponsoring resigné entre Mastercard et les organisateurs de la prochaine Coupe du monde, qui




