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Bloqués sur leur kilomètre lancé, les skieurs de grande vitesse à la croisée des pistes

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Publié le 13/02/1995 à 1h13

D'un côté, Philippe Goitschel, recordman du monde du kilomètre

lancé, qui déchausse parce que la discipline part dans tous les sens et n'arrive plus à nourrir son homme. De l'autre, Pascal Budin, autre kaéliste de renom, qui peaufine son projet ­ baptisé Amok ­ de descendre , l'an prochain si tout va bien, un couloir du massif du Mont-Blanc. Pour dépasser les250 km/h. Entre ces deux hommes, un sport qui se cherche une identité que la Fédération internationale de ski ne l'aide pas à trouver.

Insensée, folle, la tentative de Pascal Budin? L'idée: glisser tout droit, et forcément très vite, dans un couloir de neige aménagé sur la face nord-est des Courtes, en plein massif du Mont-Blanc. Point de départ à 3.856 m d'altitude, arrivée 1.081 mètres plus bas. Cette pente hallucinante de 48°, il la connaît bien, il l'a déjà descendue à huit reprises, en effectuant de courts virages. En mars 1996, s'il respecte son calendrier, ce sera autre chose. Auparavant, il aura fallu un travail titanesque pour préparer le couloir, damer la piste, préparer l'aire d'arrivée et surtout, boucher la crevasse qui marque la rupture de pente.

Objectifs de Pascal Budin lors de son projet Amok: passer les 250 km/h, battre le record de dénivelé, 1.000 mètres en 20 secondes, connaître une accélération supérieure à celle d'une Formule 1, de 0 à 200 km/h en six secondes.

Philippe Goitschel, recordman du monde avec 233,615 km/h, abandonne le kilomètre lancé pour devenir professeur de golf.

Pascal Budin, quand on n'

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