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Voile : entre icebergs et brouillard, Christophe Auguin conserve la tête du Boc Challenge

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Publié le 13/02/1995 à 1h14

Comment éviter les icebergs? C'est le principal problème des

concurrents du BOC Challenge, course autour du monde en solitaire avec escales, dans la 3e étape qui mène les voiliers de Sydney (Australie) à Punta del Este (Uruguay). Et le manque de visibilité n'arrange pas les choses. «Le Pacifique se montre très clément ces derniers temps. Nous longeons un anticyclone qui se déplace grosso modo à notre vitesse. La température de l'eau, relativement froide, et le soleil engendrent un brouillard à couper au couteau. La visibilité n'excède pas cent mètres», expliquait jeudi le Français Christophe Auguin, en tête de la course.

Malgré les nouvelles techniques utilisées pour observer la surface du globe à partir de satellites, les données à la disposition des navigateurs solitaires sont très insuffisantes. Il est impossible de situer un iceberg ayant une longueur inférieure à... 30 kilomètres.

C'est d'ailleurs ce que confirmait hier Van den Heede, qui suit une route beaucoup plus au sud que Christophe Auguin, et qui s'est trouvé, le premier, aux contacts des énormes blocs de glace: «Je venais d'empanner ce matin lorsqu'une importante réverbération de la lumière sur un point précis a attiré mon attention. Vérification faite aux jumelles, il s'agissait bien d'un iceberg. Il était à cinq milles environ et la visibilité était également de cinq milles. Il mesurait environ quatre milles de long (7,2km), 2 milles de large (3,7 km) et 30 mètres de hauteur. Je suis passé à 2 ou 3 milles de lui,

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