lucarne
Les millions, les millions!
Instructif de regarder comment les Etats-Unis, qui ont toujours dix ans d'avance, cultivent leur goût des chiffres ronds et savourent la rassurante couleur de leur argent. Un million de dollars, c'est ce que la NBA propose tous les ans à un spectateur lambda, lors du gala de bienfaisance organisée par cette ligue si malade de son mercantilisme. Le tiré au sort doit envoyer, de loin, un ballon de basket dans un cercle de métal. L'an passé, un jeune dépenaillé y était parvenu. Jackpot! Cette fois, devant des millions de téléspectateurs et des centaines de photographes, un blanc-bec bien mis a raté l'occase. On ne connaît pas, hélas, la réaction de ses parents devant cette perte sèche et inattendue.
Cinq millions de dollars. C'est ce qu'une chaîne de télé bourrée d'idées a proposé à Nancy Kerrigan, patineuse notoire, pour faire quelques ronds sur la glace en compagnie de Tonya Harding, autre lame qui eut son heure de gloire il y a plus d'un an dans la rubrique méfaits d'hiver. Mais la rencontre entre la poupée de cire, trop occupée à sourire pour le riche royaume d'une souris aux oreilles rondes, et la poupée de gnons qui a hésité à se reconvertir catcheuse au pays du Soleil-Levant n'aura pas lieu, la première ayant refusé. Qui a dit tant mieux?
Deux cent cinquante millions de dollars. C'est ce que pourrait générer une vraie rencontre de boxe entre un gros quadra à la ceinture abdominale desserrée de plusieurs crans et un jeune fauve envoyé en pr




