DAVID GINOLA. Après une saison 1993-94 de tous les triomphes,
l'attaquant vedette du PSG doute. Blessure, relations conflictuelles avec Fernandez, états d'âme, «El Magnifico» a perdu de sa superbe.
1995, année névrotique L'entraînement terminé, il traverse le couloir en marmonnant une vieille scie aznavourienne, «Je m'voyais déjà en haut de l'affiche». Comme un air de nostalgie entonné par un incompris perpétuel. Rien à voir pourtant, assure David Ginola, avec sa situation personnelle au sein du Paris SG. Et pourtant. Avant-hier, David le mannequin pour Cerruti, David le modèle pour calendrier à minettes était bel et bien sacralisé par l'hebdomadaire France-Football. Hier encore ses pairs l'oscarisaient dans les locaux de Canal +. Et voilà qu'aujourd'hui «El Magnifico», comme l'ont surnommé les Espagnols, livre une saison rouillée, peine à marquer et à faire marquer les autres, entre questions existentielles et prises de bec avec son entourage professionnel.
Pour expliquer sa baisse de forme et ses matchs en clair-obscur, l'homme aime d'abord à rappeler les paramètres physiques: «On a tendance à oublier que j'ai été blessé aux adducteurs en début de saison, que j'ai dû m'arrêter un mois, et ne rien faire pendant cette période. C'était la première fois que ça m'arrivait depuis neuf ans.»
Les variables psychologiques ne sont pas à négliger, pour expliquer les errements du bon soldat déboussolé. Et les rapports conflictuels autant que contradictoires qu'entretient Ginola avec le n




