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Psycho stress et trouble émotionnel

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Publié le 27/02/1995 à 0h48

Civilisation du procès et du code civil. Dans une société aussi

procédurière, l'homme doit se méfier des frapadingues. Il était plongeur de haut vol, champion olympique, beau comme un diable et homosexuel revendiqué. Il y a quelques jours, Greg Louganis, devenu depuis acteur de théâtre, a fait part, un, de sa séropositivité et deux, de son inquiétude pour ses pairs. Lors des Jeux de Séoul en 1988, alors qu'il est déjà séropositif mais ne l'a pas encore divulgué, il s'élance pour quelques sauts de l'ange. Parti trop vertical, sa tête heurte le plongeoir, le sang coule, se brouille dans l'eau chlorée. Points de suture, chef rasé, médaille d'or. Seulement depuis, tourments et cauchemars: «Et si j'avais contaminé l'eau de la piscine et les concurrents suivants?» Plus de six ans après il en parle enfin, décline son désarroi plus que sa peur de mourir. Les médecins le rassurent: «Son inquiétude pour la santé des autres est fort louable mais le virus du sida ne peut être transmis de cette façon», déclare un spécialiste américain. Qui craint plutôt qu'une personne ayant nagé dans le même liquide que Louganis engage aujourd'hui un procès en évoquant un «stress psychologique», après avoir appris l'état du plongeur.

Civilisation de cour de jusice et de poursuite devant les tribunaux... A tort? Pas forcément. Al Joyner, américain et ancien spécialiste mondial du triple saut, en avait marre, lui, de se faire poisser par les pandores de Los Angeles chaque fois qu'il empruntait les highways

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