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Fernandez laisse la parole à sa défense

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Publié le 01/03/1995 à 2h32

Barcelone,

envoyé spécial Ça y est, ils y sont. Ce match, les Parisiens en parlent depuis la fin de l'automne, quand, forts de leurs six victoires européennes en six matchs et de la première place de leur poule, ils ont su qu'ils affronteraient en quarts de finale de la Ligue des champions le FC Barcelone de Johan Cruyff, finaliste de l'épreuve la saison dernière. Ce soir donc, devant 110.000 spectateurs, première manche du duel, avant le match retour, dans deux semaines au parc des Princes.

Le plaisir d'être là, presque parmi les siens. Luis Fernandez, le môme de Tarifa, l'enfant transitaire de Barcelone, savoure le plaisir des retrouvailles avec sa seconde patrie. A peine descendu de l'avion qui l'a amené de Châteauroux où, avec ses troupes, il préparait en retraité le choc de ce soir, l'entraîneur parisien met les choses au point. C'est l'heure de la conférence de presse dans un salon du grand hôtel de la Princesse-Sophia. Il est assis face à un mur de caméras et une forêt de micros: «Comme il n'y a pas d'interprète, à question en français, réponse en français et à question en espagnol, réponse en espagnol.» Et le voilà qui fait face au feu roulant des questions de la presse locale. L'opération séduction est lancée. Et au terme d'un entretien qui ravit les Espagnols, Luis relativise: «Ils ont essayé de comprendre ce que je disais et je les en remercie, parce que je fais quand même pas mal de fautes de prononciation.» Pas du tout l'avis de Michel Denisot: la verve fernandez

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