Hier soir, le Parisien George Weah devait prouver qu'il est toujours
un incontestable buteur, le Barcelonais Carlos Busquets, qu'il ne peut plus être un gardien contesté. Gros plan sur un duel.
Barcelone, envoyé spécial - IL Y A LES JOUEURS des nuits barcelonaises enfiévrées, des after hours décadentes, les footballeurs si riches pour les filles que l'on paye et l'alcool que l'on boit. C'était la vie de Romario, assurent les spécialistes maintenant qu'il est parti, et peut-être celle de Stoïchkov. Et puis, il y a la vie de banlieusard de Carlos Busquets. Gardien du Nou Camp et des extérieurs depuis le début de la saison. Carlos Busquets, si loin des soirées officielles et des dîners mondains, si loin du luxe et des plaisirs nauséeux. Juste un flipper avec les vieux potes, des saluts sans fin après l'entraînement quand les autres passent en haussant le menton.
En face de lui hier soir, George Weah, autre étrange personnage que personne n'a pu davantage enrégimenter. N'en déplaise à l'armée française, qui, forte de la double nationalité de l'Africain, lui a demandé récemment d'effectuer ses obligations militaires. Un échange de fax entre le Liberia et la France a, heureusement pour le football, prouvé à nos généraux que l'avant-centre du PSG avait bien suivi ses deux ans de service du pays.
Les voilà donc avec leurs objectifs distincts. Pour l'un, montrer à nouveau qu'il est le monsieur But de cette Ligue des champions (déjà 6); pour l'autre, démontrer que les reproches longueme




