Le président délégué du PSG revient sur la courte histoire du club:
de Jorge à Fernandez, des promesses du vivier au problème des supporters. En espérant que jamais «le gouffre ne succède au succès».
«Le PSG veut durer»
RENCONTRÉ à la veille du choc Barcelone-PSG, Michel Denisot se livre à un tour d'horizon d'un PSG passé de la sobriété Jorge à l'exubérance Fernandez et qui sait que le chemin reste long pour égaler l'impact populaire de son adversaire catalan.
- Un bon parcours en Coupe d'Europe, un peu moins en championnat, on a l'impression qu'il ne manque pas grand-chose, une élimination par exemple, pour que le groupe implose?
Vous voulez parler des petits clapots entre Luis (Fernandez) et David (Ginola). Mais ça n'a rien à voir avec les différends publics entre Stoïchkov et Cruyff par exemple. Chez nous, il y a vingt stars et un entraîneur passionnel. C'est normal qu'il y ait des tensions. Le tout est de les positiver sur le terrain.
Vous estimez que la greffe Fernandez a pris?
C'est pour l'instant un sans-faute: nous sommes le seul club français engagé sur quatre fronts: l'Europe, le championnat, la Coupe de France et la Coupe de la Ligue. Certains joueurs se sont habitués très vite à l'arrivée de Luis; d'autres comme Guérin et Le Guen ont eu besoin d'un peu plus de temps; Ginola, lui, a eu besoin de vivre une crise passionnelle. Et en même temps je sais bien que dans le monde du foot, plus on y reste longtemps, moins on a de certitudes. On change souvent d'avis , moi le pr




