Il est le seul manager de stade en France. Lionel Dreksler explique
toutes les difficultés à faire du parc des Princes une entreprise rentable. A l'image des stades américains, il rêve de transformer l'arène parisienne en un vrai lieu de culture populaire et cherche le soutien de ses homologues en Europe.
C'est leur théâtre d'exploits passés et à venir, du moins les joueurs parisiens l'espèrent-ils. C'est aussi le jardin clos d'un homme et de son équipe. Trente-cinq permanents, 1.200 personnes les soirs de match. A quelques jours du match contre Barcelone, rencontre avec Lionel Dreksler, directeur du parc des Princes décidé à faire exister un métier manager de stade qu'il est le seul à exercer en France.
«Quand je suis arrivé, je me suis demandé ce que j'allais pouvoir faire. Aujourd'hui, je me dis qu'il y a encore tellement de choses à faire», explique celui qui était directeur commercial adjoint à Canal+, avant que Michel Denisot lui propose de venir s'occuper de l'organisation du PSG, puis de prendre en charge la gestion du parc.
La décision fait suite au contrat signé entre la ville de Paris, propriétaire, et la Sese (Société d'exploitation sports et événements), filiale à 99,76% de Canal+ et désormais concessionnaire du stade parisien. Nous sommes en août 1992. Il s'agit de faire du parc des Princes, lieu social par excellence, un lieu de profit. Trente millions de francs sont investis pour une rénovation de l'intérieur, et chaque bénéfice annuel (deux millions de francs




