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Portrait

Vincent Guerin. Brillant sans éclats

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Publié le 15/03/1995 à 2h08

VINCENT GUERIN a été, au match aller à Barcelone, le principal

artisan du match nul obtenu par le PSG. Indispensable récupérateur de ballons, il ne s'énerve qu'à de rares occasions. Juste pour faire rebondir sa carrière.

Brillant sans éclats - PAS SON GENRE DE L'OUVRIR. Pas son style de hausser le ton, de s'étendre la mine contrite sur les hauts et les bas d'une carrière, de crier haut et fort ses problèmes avec tel ou tel entraîneur. Vincent Guérin est un jeune homme calme, discret même. Question de nature. Comme sur un terrain, où son travail de longue haleine disparaît souvent derrière les coups d'éclat, les gris-gris ou les fanfaronnades de ses partenaires portés vers le but. Pourtant, il est indispensable à son poste de milieu récupérateur, le titi banlieusard, né à portée de babillement du parc des Princes, un jour de novembre 1965, et revenu y jouer depuis trois ans.

Il ne faut pas croire pourtant que le Parisien n'est pas homme à s'emporter. A deux reprises, dans sa vie, il a explosé. La première fois, il a 18 ans quand le PSG (déjà), qui l'a repéré sur les terrains d'Ile-de- France, veut le tester. Il vient d'abord au camp des Loges pour trois jours d'écrémage, avec une trentaine de jeunes. Se retrouve seul en piste à disputer un match d'essai. Convaincant, mais un peu juste physiquement. Alors il y revient pendant ses trois semaines de congé d'été (il est alors employé municipal à Joinville, chargé des espaces verts). Matin et soir, en vélomoteur, il traverse la rég

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