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Libération
Reportage

Stoïchkov, le vengeur démasqué

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Publié le 16/03/1995 à 2h05

La dernière fois qu'il était venu au Parc, c'était pour éliminer la

France du Mondial. Hier, l'impétueux Bulgare du Barça avait promis de se jouer du cadenas du PSG. S'il a constamment porté le danger, il n'a jamais trouvé la clé.

- On l'a voulu perceur de coffre-fort, il n'a été que chignole. Hristo Stoïchkov est là pour trouver la faille, il repart en faillite. Il s'attendait peut-être à une défense parisienne au visage lifté pour cause de blessé (Ricardo) et de suspendu (Roche). Seulement, des trois joueurs annoncés mordicus par Luis Fernandez depuis lundi, le chiffre est passé à quatre. Et, un peu comme prévu, Paul Le Guen a reculé d'un cran pour huiler la charnière aux côtés d'Antoine Kombouaré, tandis que Cobos et Colleter verrouillent les entrées latérales.

Le Bulgare assure pourtant se moquer des systèmes les plus perfectionnés: ce dératisateur de surface n'a pas pour habitude de laisser les portes closes trop longtemps: ça lui porte sur les nerfs qu'il a parfois un peu fragiles.

On le retrouve donc au plus près de la ligne de touche, comme à son habitude. Ailier gauche, c'est alors à Cobos de se coltiner le personnage, aussi violent dans ses tirs ou ses démarrages que dans les propos qu'il tient à l'égard de ses adversaires comme de ses partenaires. Les premières minutes le voient faire la fine mouche devant une feinte de Lama à qui Le Guen avait adressé une passe, puis, une première fois et ce sera rare, il prend le dessus sur Cobos. Appel de balle en profondeur, dri

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