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Les coups de poker de Fernandez propulsent le PSG dans le carré d'as européen

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Publié le 17/03/1995 à 2h04

Les coups de poker de Fernandez propulsent le PSG dans le carré d'as

européen On le savait meneur d'hommes, motivateur hors pair d'une troupe de joueurs copains. Cela marchait à Cannes, on pensait que ce serait un peu juste au PSG. En deux matchs contre Barcelone et une qualification pour les demi-finales de la Ligue des Champions, Luis Fernandez a prouvé qu'il n'avait de leçon de tactique à recevoir de personne.

Il y a la satisfaction immédiate du bonheur accompli. L'humilité longtemps affichée («Le Barça est une grande équipe, Johan Cruyff est un grand entraîneur...») qui se transmue finalement en confirmation des choix élaborés. Avec la victoire des siens et l'élimination du FC Barcelone en quarts de finale de la Ligue des Champions, Luis Fernandez fait enfin taire tous ceux qui doutaient de ses capacités à «manager» une équipe de gros calibre, lui qui arrivait juste de Cannes et de ses délices.

Selon le fameux précepte: «On prend les mêmes... mais on ne recommence pas», l'entraîneur parisien n'a pourtant pas bouleversé l'effectif initial en débarquant à l'intersaison. Il l'a simplement utilisé différemment. A un Artur Jorge, rigide prédécesseur, qui fonctionnait avec deux équipes, celle des titulaires inamovibles, et celle des remplaçants indiscutables, Luis Fernandez va préfèrer la rotation des effectifs. On lui prédit les pires difficultés face à des stars aux égos démesurées; il fait pourtant monter au front les délaissés, comme les jeunes issus du centre de formation, e

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