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Portrait

Alberto Tomba. Albertissimo jusqu'au bout des spatules

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Publié le 20/03/1995 à 1h58

»«Martina, ma fiancée, voudrait se lancer dans une carrière de

top-model. Moi, je préférerais qu'elle se prépare à devenir ma femme.» Alberto Tomba.

ALBERTO TOMBA a arraché la Coupe du monde aux skieurs complets. Athlète parfait, businessman avisé, il s'est imposé comme la star d'un sport qui en manquait cruellement. Quitte, parfois, à en faire trop.

Albertissimo jusqu'au bout des spatules Maussade épilogue devant 30.000 fanatiques. Deux portes à peine dans la première manche, et puis il se ramasse, une fois n'est pas coutume, avant de terminer quand même le parcours. Pour les autres, et pour lui accessoirement: «Je voulais me faire plaisir, aujourd'hui, et sans que je puisse expliquer pourquoi, raconte le nouveau détenteur de la Coupe du monde en arrivant au bas du stade de slalom. Au fond, je ne voulais pas courir. Mais j'ai pris le départ pour mes amis, pour les supporters. J'avais prévu de disputer la deuxième manche en short... Malheureusement, cela ne sera pas possible.» Éliminé donc du dernier slalom de Coupe du monde, disputé sur ses terres italiennes, à Bormio, Alberto Tomba n'en rapporte pas moins le globe de cristal. Pour une fois, un spécialiste (Tomba ne dispute que les géants et les slaloms) l'emporte devant les polyvalents (Aamodt ou Girardelli, qui courent toutes les disciplines).

Il est comme ça, Alberto Tomba, Italien de 28 ans starifié-glorifié par des colonies de compatriotes qui le suivent des yeux et des cornes de brume dans tous ses déplacements. A la fo

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