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Lucarne. Licence IV

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Publié le 20/03/1995 à 1h58

lucarne

Licence IV Dans le grand shaker de l'hypocrisie partagée, on verserait une mesure de la loi d'Evin et des spiritueux. Comme s'il suffisait, pour éradiquer les ravages de l'éthylisme, d'en bannir la publicité sur les stades. On rajouterait quelques décilitres de bonne conscience économique des gars du cru et de la mousse: le lobby ne fait pas le moine, mais nos bouilleurs savent si bien crier à la perte définitive de parts de marché. On jetterait in extremis, pour relever le goût, la dernière proposition d'un parlementaire qui ménage le gin et le tonic, le Picon et la bière: «Oui, mais non, et puis si c'est des réclames sur des stades étrangers, pourquoi pas...»

Et qui se retrouve finalement toute secouée? La France ronchonne des ballons et des charentaises, de la Kro qui fait roter et du canapé qui fait lit. Trois matches déjà qui passent sous le nez des télébuveurs, pour cause de publicité alcoolisée mal placée. Alors l'homme grogne... Une soirée sans short et sans maillot, c'est comme une Zubrovska dont on aurait séparé le bon grain de l'ivresse.

Le Japon, parangon très fin de siècle des comportements sociaux, s'entoure de moins de scrupules. L'empire du Soleil-Levant-le-coude, et la main, est désormais friand de challenges télévisés parasportifs. Passons sur ce nouvel art martial qu'est le concours de baffes live qui a envoyé à l'hosto une dizaine de donneuses de calottes attirées par le chant du yen et regardons en élèves assoiffés de nouveautés cet autre subtil

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