JPP et Canto, chers disparus du onze de France
Ils écrivaient à quatre pieds l'histoire de France du foot depuis 1987. Une page est tournée.
Lors de la présentation des appelés pour le match contre Israël, demain, dans le cadre des éliminatoires pour l'Euro-96, Aimé Jacquet a eu des mots rapides pour la doublette Cantona-Papin, remise au goût du jour lors d'un match victorieux à Trébizonde en décembre dernier face à une pâle équipe d'Azerbaïdjan, mais désormais rayée des cadres tricolores: «Malheureusement, ils nous ont quittés», osera même funèbrement le sélectionneur. Les reverra-t-on un jour sous le maillot bleu? Pas sûr: Papin est plâtré sans interruption et Canto est suspendu jusqu'à l'automne. Alors, ciao papinades et cantonades? L'occasion est bonne en tout cas de revenir sur ce duo autour duquel se sont bâties, pour le meilleur mais quelquefois pour le pire, les équipes de France de ces dernières années.
12 août 1987, le coup de foudre. Papin a connu sa première sélection en février 1986, s'est un peu aguerri au mondial mexicain. Mais il faut attendre 1987 et la première titularisation de Cantona pour les voir évoluer ensemble. Le match amical contre l'Allemagne tourne mal (défaite 3-1 à Berlin) mais Cantona marque le but tricolore. Papin, lui, est remplacé à la 55e. Il faudra ensuite attendre un France-Espagne amical en mars 1988 pour les revoir côte à côte.
Septembre 1988, de l'eau dans le gaz. Pour n'avoir pas été loin de penser qu'Henri Michel, le sélectionneur nati




