Les Bleus au pied du mur des Lamentations
Défaite interdite ce soir en Israël si la France veut participer à l'Euro-96.
Tel Aviv, envoyé spécial C'est un problème d'attaque, répète-t-on dans les sphères décisionnaires de la sélection nationale, un problème tellement sérieux qu'il gangrène les résultats de l'équipe de France depuis le début des éliminatoires pour l'Euro-96. Aucun but encaissé en quatre matchs, c'est un acquis, mais deux buts seulement marqués, c'est bien peu. Alors lundi en fin de journée, sur un terrain annexe du stade Ramat Gan à Tel-Aviv, où se déroulera aujourd'hui la rencontre Israël-France, Aimé Jacquet, après une variante au pied du ballon prisonnier, contraint ses attaquants à quelques travaux spécifiques, dont cette dernière séance de reprises de volée devant le but. Etrange symbole: les meilleurs à ce genre d'exercice sont les deux remplaçants offensifs du jour, David Ginola et Youri Djorkaeff, tandis que Nicolas Ouédec, masque des mauvais jours pour le successeur annoncé de Jean-Pierre Papin, est beaucoup moins à son aise. Qu'importe après tout, un match international ne se gagne jamais aux entraînements et Aimé Jacquet l'a de toute façon affirmé quelques heures auparavant, dans un salon de l'hôtel Herzlyya où les Bleus ont pris leurs quartiers: «Je ne suis pas inquiet, même si Israël représente un danger certain.»
L'histoire voudrait en effet que les Français l'emportent en Terre sainte et promise: la dernière fois qu'ils sont venus ici, la promenad




