L'Auxerrois n'a pas pesé sur le match, surclassé par son alter ego,
auquel les recruteurs font les yeux doux.
Tel-Aviv,envoyé spécial Peut-il se retrouver en meilleure situation qu'en cette fin d'après-midi israélienne? Corentin Martins, adoubé enfin meneur de jeu d'une équipe de France qui n'en a pas connu depuis la période platinienne, est à sa place pour «rayonner et donner le ton», comme le confiait Aimé Jacquet à Clairefontaine. Seul aux commandes, espère-t-on, bien loin de la lourde ombre portée qu'Eric Cantona faisait planer il n'y a pas si longtemps sur l'entregent tricolore.
Mais problème, en face, voilà que se présente un alter ego à qui quelques gros bras européens aimeraient faire traverser la Méditerranée. Eyal Bercowitz n'est que le meneur de jeu du Maccabi Haïfa. Sa ressemblance avec le numéro 10 auxerrois est pourtant frappante. Même petit gabarit (légèrement au-dessus du mètre 70), même profil de pourvoyeur de ballons, même goût pour le tricotage inspiré.
Il était rentré en fin de seconde mi-temps il y a un an et demi au Parc, pour offrir l'égalisation aux siens avant qu'Atar ne crucifie la suffisance française d'un troisième but. Mais, cette fois, Berkowitz a été préféré à Zohar, joueur d'Anvers, moins créatif et moins porté sur l'offensive, mais plus apte à conserver un résultat. Ce qui signifie bien que, contrairement aux idées reçues et savamment distillées toute la semaine dans la presse locale («Les Français sont infiniment meilleurs que nous», «leur champ




