Menu
Libération

Des Bleus timides, et personne ne soigne

Réservé aux abonnés

Publié le 31/03/1995 à 1h41

Des Bleus timides, et personne ne soigne

Après le nul contre Israël, Jacquet se pose des questions. Sans y répondre.

Costume gris, chemisette noire, un cartable ironiquement siglé Predator, du nom d'une chaussure à crampons meurtrière destinée aux attaquants de pointe, Aimé Jacquet pénètre dans un petit salon de la Fédération française pour sa traditionnelle conférence de lendemain de match. De ce manque de résultat positif, il dit lui-même que «c'est emmerdant». Pas préoccupé ni alarmé pourtant, le sélectionneur national, après le nouveau match nul obtenu par l'équipe de France dans les éliminatoires de l'Euro 96. Simplement emmerdé parce que la situation se dégrade et que le temps est compté. Dans un mois à peine, à Nantes, les Tricolores vont recevoir la Slovaquie, qui «se bonifie au fil des matchs» et qui mercredi a battu chez elle l'Azerbaïdjan 4 buts à 1: alors, pour ce rendez-vous d'importance, «il va falloir retrouver un peu de confiance». Vaste programme...

Au sortir des vestiaires mercredi en début de soirée, l'ambiance n'était en effet pas à la fanfaronnade. Outre ceux qui passaient sans desserrer les dents, Ginola ou Pedros, les autres ne tenaient pas à en rajouter. Comme Le Guen, «pitaine» peu loquace sur le terrain et également peseur de mots en dehors: «On ne peut pas se contenter d'un tel résultat. Nous avons manqué de précision et l'équipe a toujours montré les mêmes carences»; comme Dessailly, milieu défensif plus à son aise en fin de rencontre qu'en début: «

Dans la même rubrique