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Portrait

Baresi, baroudeur d'honneur

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Publié le 06/04/1995 à 4h24

Avant son départ au Japon, le vétéran milanais joue toujours en

patron. Est-ce parce que la vieille mécanique a besoin d'être longuement préchauffée qu'il poursuit un peu plus longtemps que les autres les mouvements de jambes et de bras d'avant-match? Peut-être. A 35 ans, Franco Baresi se sait en fin de cycle, en partance même vers cette semi-retraite que des sociétés japonaises dégueulantes de yens offrent aux meilleurs joueurs de la planète. Pourtant, il n'est pas question qu'il parte sans avoir offert une dernière finale au club qui l'a accueilli, il y a presque vingt ans, quand il avait seize printemps.

Face à Roche hier soir, il expédie l'échange des fanions d'avant coup d'envoi, puis rappelle à sa ligne défensive les dernières consignes. Est-ce d'ailleurs la peine quand on sait que l'arrière-garde milanaise donne cauchemars et suées nocturnes aux entraîneurs du continent. Et il n'y est pas pour rien, l'enfant de Traviglaito. C'est un peu la fable du laboureur et de ses enfants. Lui, à l'article du dernier départ vers l'Asie, et eux grandis, prêts à prendre la place du père qui les a couvés et aidés à devenir adultes. Ces Costacurta, Maldini, Panucci qui l'entourent et lui rendent dix ans en même temps que tous les hommages dus à son rang. Pas de mystère: le voilà en père Fouettard, après quelques minutes de jeu, quand Sebastiano Rossi, le gardien de but, est au dégagement. Baresi exhorte ses troupes à remonter au plus vite vers le milieu du terrain. Et les gaillards d'

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