Le Paris-Saint-Germain a la défaite amère
La leçon de réalisme infligée par le Milan AC touche les Parisiens au moral.
Derrière les déclarations de circonstance de deux entraîneurs mi-marc mi-grappa, dans la grande salle de conférences du Parc des Princes, surnage bien sûr l'idée que rien n'est acquis, que tout est possible et que le football est rarement une science exacte aux grands rendez-vous. Il reste en effet un match à disputer, le 19 à Milan, et malgré la victoire italienne mercredi soir sur le gazon parisien, en demi-finale aller de la Ligue des champions, Fabio Capello, le coach lombard, n'en rajoute pas, du moins pas encore: «C'est évidemment un très bon résultat, même si on n'a pas toujours joué juste. Néanmoins, je persiste à dire que c'est du 50-50 pour le match retour.»
Dans le rôle du blessé à l'âme, du tacticien déchu, Luis Fernandez, mine un peu éteinte du déconvenu, conserve au contraire quelques lueurs d'espoir: «On ira à Milan sans complexe. Pourquoi ne pas rêver et réaliser un grand exploit, on a toujours marqué à l'extérieur depuis le début de la saison. Pourquoi pas là-bas?» Pourquoi pas effectivement, quand on est pour l'instant invaincu en déplacement européen. Sauf que Milan n'a pas ce romantisme du jeu que le FC Barcelone opposait il y a une quinzaine aux Parisiens qui n'en demandaient pas tant. A Milan, le lyrisme, on ne connaît pas, la rigueur prime. Le meilleur exemple est la façon dont la défense italienne a mis sous l'éteignoir George Weah, qui




