Le ski-alpinisme fond sur la montagne
Retour sur les Championnats de France 1995 de cette discipline renaissante.
Les Contamines, envoyé spécial Ils partent, presque en clandestins. Au coup de fusil, dans la nuit, une soixantaine d'êtres vêtus de combinaisons moulées s'élancent dans le champ encore gris, derrière le chemin de croix. Il est la demie de six heures. Dans le seul bruit des skis qui glissent et des bâtons qui heurtent le sol neigeux, ils passent rapidement derrière Notre-Dame de la Gorge et commencent à monter vers le refuge du Nant Borrant. Le chemin est éclairé par une fournée de moniteurs et de bénévoles, flambeaux en main, qui balisent la première grimpée avant que les concurrents ne s'enfoncent au plus profond du chemin qu'il y a bien longtemps Alexandre le Grand emprunta avec ses légions. Ils font équipe par deux, c'est la règle du ski-alpinisme, pratique ancestrale mais sport jeune. L'appellation est pourtant trompeuse: d'alpinisme il n'en est guère question lors de ces championnats de France disputés lors de la quatrième édition de la Miage-Contamines, hormis quelques passages parfois délicats qu'il faut effectuer à pied, cramponnés ou non. Le reste s'effectue à ski, en peaux de phoques lors des montées, en traditionnel lors des descentes. Avec un principe simple, arriver ensemble et les premiers au terme du parcours où alternent montées difficiles et descentes parfois extrêmes.
Le jour se lève vite au pied du Mont-Blanc. En s'approchant du glacier de Tre l




