Après la vogue du basket, deux circuits concurrents ciblent les
jeunes footballeurs. La guéguerre a commencé hier.
Il y a des jours où l'on se dit que si on ne fait pas le plus vieux métier du monde, on fait au moins le plus beau. Une journée à oublier que notre football national n'est pas au mieux dans les sondages est si rare qu'il faudrait la marquer du sceau du bonheur retrouvé. Ainsi hier, débutait dès l'aube une matinée de présentation à la presse de ce nouvel avatar, suant sa sociologie à l'emporte-pièce, qu'est le sport en milieu urbain. Il y a une paire d'années, le basket de rue dont on ne sait pas s'il fut précurseur ou suiveur du phénomène NBA a vu éclore nombre de tournois sponsorisés par tous les équipementiers du secteur (Nike, Reebok, Converse et Adidas). Voilà désormais que le football du même nom reprend le témoin. Avec, concomitante, une concurrence effrénée entre fabricants. Et la guéguerre qui s'ensuit.
C'est d'abord la firme Puma qui invitait à l'heure du petit-déj'à découvrir son tournoi de Street Soccer («attention, le terme est déposé»), épreuve de foot à cinq pour les 10-16 ans. Argument avancé de ce concept novateur, né en Allemagne l'an dernier: la rue n'est plus un espace de liberté, il faut la reconquérir avec, en bandoulière, le discours nostalgo-dépassé sur la balle de chiffon de Pelé, ou sur les gamins shootant pieds nus dans une boîte de conserve. Bien.
On nous sert ensuite, entre croissant et café, une habile théorie sur les lieux à reconqu




