Terminée la mise au vert sur les contreforts de la vallée noire de l'Indre. Hier, vers midi, les Parisiens ont quitté leur havre de paix proche de Pouligny-Notre-Dame pour gagner l'aéroport militaire de Châteauroux. De là, ils embarquent dans un Boeing 737 de la compagnie Eurobelgian Airlines, qui va les déposer cinquante minutes plus tard de l'autre côté des Alpes. Le costume et la cravate du club de rigueur, ils s'installent rapidement. Le vol est court, et il faut se nourrir. Avant de donner un coup de fourchette, Weah crie à la cantonade qu'il aimerait qu'on lui fournisse un exemplaire de France Football. Quelques minutes plus tard, c'est chose faite. Quatre de ses partenaires, de part et d'autre de la travée centrale, commencent d'arrache-pied une partie de cartes. Luis Fernandez passe de groupe en groupe puis s'interpose en Salomon dans un conflit de joueurs de belote. Il serait question de savoir si l'on peut surenchérir sur une coupe. «Les deux solutions sont possibles, explique le maître à jouer du PSG, c'est pour cela qu'il faut bien préciser les règles avant de jouer.» Bousculé par les hôtesses et stewards qui distribuent l'en-cas, l'entraîneur du PSG doit filer se rasseoir. Menu poisson pour tous: saumon sur toast, saumon chaud avec riz et ratatouille, fromage et tarte au raisin. A peine le temps de manger qu'il est temps de rattacher la ceinture. Milan approche.
Les voilà enfin à pied d'oeuvre. Rapidement, les joueurs grimpent dans le bus qui les attend, moteur t




