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Petits slalomeurs en piste pour la grande porte. Le week-end dernier, un millier de jeunes dévalaient l'Alpe-d'Huez sous l'oeil de la fédération.

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Publié le 20/04/1995 à 2h53

Alpe-d'Huez,

envoyé spécial L'Alpe-d'Huez vibre de cris et de larmes, de grandes joies et de désespoirs partagés, sous le soleil revenu d'un lundi pascal. C'est pour ratisser plus encore, «plus large», comme le confirme Michel Vion, le directeur technique alpin (DTA) du ski français, que près de 1.000 enfants et leurs 600 accompagnateurs ont pris d'assaut la station de l'Oisans pour un week-end prolongé entre temps de chien et soleil de loup. Venus de toute la France, ils disputent la seconde édition d'une épreuve, le ski open Coq d'or, considéré par beaucoup comme le championnat de France de ski (officieux) des poussins (10 et 11 ans) et des benjamins (12 et 13 ans). «Pour nous, Vosgiens, qui venons d'un petit massif, c'est impressionnant, l'organisation, le monde, l'environnement», reconnaît un moniteur descendu de sa moyenne montagne à qui les enfants, dont c'est parfois le premier grand déplacement, se sont confiés.

L'idée de l'épreuve est née des écoles du ski français, soucieuses de dynamiser leur image. Non, les 230 ESF ne sont pas seulement là pour former les vacanciers aux subtilités du stem, du christiania, et leur faire passer des étoiles; oui, dans ces mêmes écoles, on peut trouver des jeunes de bon niveau, des citadins bien souvent qui ne skient que lors des vacances scolaires, et qui ne sont pas forcément entrés dans la filière par les 2.200 clubs fédéraux. D'où cette idée de détection étendue afin que personne ne passe au travers du tamis d'une éventuelle future

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