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Libération
Reportage

PSG-Milan AC : côté numéro 10, Dejan Savicevic a compté double

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Publié le 20/04/1995 à 2h53

Le retour du Brésilien Valdo en meneur de jeu du PSG n'a pas empêché

son vis-à-vis milanais de flamber.

Milan, envoyé spécial Comme l'an dernier, Dejan Savicevic va donc disputer la finale de la Ligue des champions. Comme les deux années précédentes, Valdo la suivra à la télé. Ainsi va la vie du footballeur. Savicevic, roi d'Europe, Valdo, demi-finaliste des coupes du même nom. C'est d'abord Bernard Lama qui l'a appris à ses dépens, lui qui déclarait avant le match aller: «Savicevic, connais pas.» Le numéro 10 des rossoneri avait pourtant porté l'estocade en délivrant à Boban la balle du but meurtrier. Le lendemain, c'est Marcel Desailly qui assurait qu'il ne comprenait pas pourquoi Luis Fernandez n'avait pas titularisé Valdo, porteur du même numéro à deux chiffres.

Hier soir, les deux hommes se trouvent enfin. C'est Valdo qui touche le premier le ballon et qui lance Weah, dont le tir des trente mètres vaut hélas moins qu'un clou à enfoncer dans les désirs de victoire. Etranges saisons pour les deux hommes. Savicevic enfin consacré après des années de misère, alors soutenu seulement par son président, Berlusconi, qui répétait à qui voulait l'entendre que le Monténégrin était un génie, et Valdo, victime de blessure et de décisisons pas toujours à son avantage. L'homme n'est pas du genre à ruer dans les brancards, même si l'on a avancé qu'il aurait brisé quelques portes du Camp des Loges en apprenant sa non-titularisation. Culture brésilienne: «Je n'avais pas envie de tailler (s

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