La féria d'Arles s'emballe pour un cheval
Bohorquez et sa monture Triunfador ont donné un peu d'éclat à un pâle week-end.
Arles, envoyé spécial Le héros de la très décevante féria d'Arles est un cheval. Il s'appelle Triunfador. C'est un espagnol-andalou pommelé que le torero à cheval Fermin Bohorquez Domecq monte pour la pose de banderilles. Comme le cheval Duende de Luis Domecq, Desplante de son frère Antonio, les cousins rivaux de Fermin, Quiebro de Gines Cartagena ou encore Escandalo d'Antonio Correas ou Café de Moura, Triunfador est une figura à quatre pattes de la tauromachie.
Il a 9 ans et on lui doit, avec Fermin, le seul moment vraiment éblouissant de ce week-end de Pâques gâché plus sûrement par le vent qui ne soufflait pas sur la pauvre caste des toros, les Portugais surtout, que par celui qui répandait la fumée des merguez sur une place du Forum massacrée par une insupportable sonorisation. Triunfador torée avec sa croupe. Fermin Bohorquez le dirige sans à-coup, avec une fluidité bien «templée» qui évoque la muleta de Manzanares.
Cette lumineuse et harmonieuse leçon de tauromachie à cheval s'est opposée lundi matin, et dans un heureux contraste, à celle très sobre des frères Domecq, et surtout à la manière très exhibitionniste et plus extorquée de Gines Cartagena, l'autre triomphateur de la matinée. Depuis qu'en 1992 un de ses chevaux est mort de stress, Fermin Bohorquez Domecq a mis plus de douceur dans sa monte. Ancien étudiant en sciences économiques, Fermin est un




