Nîmes, envoyé spécial
El Fundi ne perd jamais une occasion de remercier la maison Miura et fils. La réputation parfois exagérée de férocité imprévisible de ses toros donne plus d'écho et d'auréoles à ses propres succès à lui, El Fundi, devenu leur spécialiste et qui a, en avril à Séville, triomphé devant eux. Il tombe des Miura depuis cinq ans et il comptait bien, vendredi, en ajouter deux à sa collec. Mais les Miura ont déclaré forfait. Ils avaient un mot du docteur: la fourbure, une inflammation des membres inférieurs. Un excès d'alimentation au départ de l'élevage, ajouté au stress du voyage, et les Miura, samedi dernier à Nîmes, se sont tout à coup sentis tout chose: ankylose. C'était arrivé à Vic, à des toros de Yonnet, il y a quelques an nées. Comme la fourbure disparaît après traitement, en une dizaine de jours, ils ont été renvoyés dans leurs foyers. On les reverra peut-être en septembre.
Ça n'a pas fait son affaire, à El Fundi: il s'était mentalisé pour les Miura, il s'est retrouvé face aux Conde de la Maza. Des toros d'origine Nuñez, en général nerveusement agressifs, brusques dans leurs attaques, presque aussi emmerdants que les Miura, moins prestigieux qu'eux, et très finement armés. El Fundi, les Conde de la Maza, on ne les lui a présentés qu'une fois à Mont-de-Marsan. Alors, il a bigophoné à son collègue Luis Franscico Espla, qui les connaît mieux, pour lui demander qui et quoi. Espla lui a répondu que certains, dans le tas, daignaient se laisser toréer.
C'est l




