Foot, le marché des transferts. 2: le président du PSG raconte.
Denisot: «On ne vend pas des joueurs, mais des contrats» Après l'annonce de l'arrivée de Djorkaeff, le PSG a confirmé hier qu'un accord avait été trouvé avec Cagliari pour la venue de l'attaquant panaméen Dely-Valdès. En attendant que se finalise, sans doute avant la fin de la semaine, le transfert de Ngotty, et que se précise celui de Mahé, Michel Denisot, président du Paris SG, revient sur la politique du club parisien en matière de transferts, dans une période calme, mais qui s'apparente plutôt, selon lui, «à ces courses de vélo sur piste, quand les coureurs font du surplace avant le sprint».
Cela fait quatre ans que vous êtes à la tête du club. Est-ce que la pratique des transferts vous a un peu surpris au début?
A l'origine, je croyais qu'il suffisait d'appeler le président du club et de discuter. Rapidement, je me suis aperçu que ce n'était pas aussi simple. Des agents et des intermédiaires tentent toujours de s'interposer là où il y a circulation d'argent. Et, en général, leur compétence est inversement proportionnelle à la fréquence de l'apparition de leur nom dans les journaux. Après quatre ans à la tête du PSG, je constate que certains joueurs comme Le Guen ou Kombouaré n'ont pas d'agent et que des stagiaires à 3.000 francs par mois ont déjà quelqu'un en charge de leurs affaires.
Comment se dessine la politique d'un club en matière de vente et d'achat de joueurs?
D'abord, on ne vend pas un joueur, on vend




