L'équipée de Patrice Loko dans la nuit de mercredi à jeudi n'a pas vraiment fait sourire les magistrats: l'international du PSG a été mis en examen hier après-midi pour «outrages, rébellions, exhibitions sexuelles, dégradations volontaires, violences et voies de fait» par Anne Demortière, juge d'instruction à Paris, qui l'a placé sous contrôle judiciaire comme l'avait demandé le parquet. Huit plaintes ont été déposées contre Loko, qui n'était, selon les premières analyses, ni sous l'emprise de l'alcool ni sous celui d'une drogue quelconque.
Patrice Loko peut tranquillement continuer à jouer au foot, le contrôle judiciaire l'oblige seulement à «suivre une psychothérapie et à en justifier». Le juge a, par ailleurs, demandé une expertise psychiatrique, et Loko sera probablement renvoyé devant un tribunal correctionnel dans les mois prochains. Lors de cette fameuse nuit de jeudi, Patrice Loko ne s'est pas fait que des amis, et des policiers qui l'ont supporté ces dernières heures jurent qu'il a vraiment «passé les bornes», qu'il n'est nullement malade et que ce n'est en fait qu'un «simulateur».
Jeudi, vers 3 heures du matin, devant une boîte de nuit parisienne, l'international fraîchement débarqué au PSG a recarrossé à coups de pied sa voiture et la BMW garée juste à côté. Le propriétaire a moyennement apprécié, c'est la première plainte, pour dégradations. Placé en garde à vue au commissariat du XVIe arrondissement, puis dans les locaux de la 1re délégation de police judiciaire,




