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Libération

lucarne : Liposucés de tous les pays

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Publié le 26/06/1995 à 5h55

La trentaine passée, c'est vrai que cela nous guette tous, les êtres humains comme les sportifs. Bong, un coup c'est la sous-ventrière qui pète. Splash, ailleurs c'est la ceinture abdominale qui se relâche... Et les rires déplacés dans le métro, et les vexations sur les plages de Pinamar...

Ainsi Diego Maradona, Sud-Américain rond du dehors, en avait-il perdu sa joie de vivre, et sa silhouette de sportif bien dans son corps, depuis qu'il se tournait les pouces à suçoter des Kim Cones dans son transat. On sait heureusement l'Argentin prompt à modifier son profil, glouton à tester les méthodes les plus révolutionnaires. L'an passé, l'éphédrine et ses dérivés l'avaient fait fondre façon glaçon dans un cappucino. Avant qu'il ne se fasse prendre la main dans le sac à pilules, puis suspendre au fil à linge de l'opprobre universelle.

Il fallait agir. Vite. Jadis, le gradub' aurait peut-être fait appel à la main de Dieu. Moins présomptueux, il a simplement demandé cette fois l'aide d'un chirurgien aux doigts d'or, pour lui ôter la graisse superflue. «Je me suis fait réduire le double menton», a-t-il déclaré, joues remontées, mâchoire retrouvée. Ajoutant qu'il avait pris cette décision à la demande de son épouse qui se demandait parfois si celui qu'elle embrassait était un mari ou un dindon. Mais, à demi-franc, Maradona n'a hélas pas confirmé s'il en avait profité pour subir une liposuccion au niveau de l'abdomen, comme l'affirme désormais une grande partie de la presse de son pays. Là

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