Lyon,envoyé spécial
Gerland retrouve sous une chaleur poisseuse un OL européen qui a pourtant perdu quelque peu de sa superbe lors d'un début de championnat difficile à Cannes (0-3). Et Lyon, orpheline de son Nounours (Bruno Ngotty, monté à la capitale) salue comme il se doit le petit prince qu'il lui reste. Des «Maurice, Maurice» s'élèvent des tribunes à destination du jeune buteur prodige de l'attaque rhodanienne: Florian Maurice.
On dit de lui que c'est un Papin en puissance, qu'il a les mêmes longues courses effrénées et les mêmes tirs instantanés dans la foulée. Le blondinet le sait, tout comme il devine, en jeune homme sensé, qu'il est attendu au tournant de ses 21 ans.
Le jeu et les premières occasions sont montpelliéraines. Et le combat aérien entre Maurice (1,76m) et le géant Thétis (1,87m) tourne plutôt à l'avantage de l'Héraultais. Quant aux imprécisions lyonnaises, elles ont le don d'énerver légèrement un public qui n'aime guère attendre. Il faut une première talonnade de Maurice reprise par Roche au-dessus pour modifier le comportement de la foule. Feu de paille? A la demi-heure, le silence se fait quand le Montpelliérain Lefèvre crochète dans la surface lyonnaise et s'ouvre le chemin de l'ouverture du score. Mais son tir est trop enlevé.
Le Lyonnais se vexe vite, et son amour-propre n'aime pas être douché par les désagréments. Une première belle action des chevau-légers gêne l'arbitre, qui ne sait pas quoi siffler quand Assadourian est bousculé dans la surface. Sur




