On l'a prise un peu à la légère, cette coupe Intertoto qui n'en est
pas vraiment une. A tel point que certains joueurs l'appelaient la coupe à Toto, ou tout benoîtement la «Toto». Et puis, chemin faisant, au vu des bons résultats, l'image même de cette compétition réservée aux ventres mous, légèrement batarde, s'est positivée. Il suffit de se souvenir comment les Cannois, éliminés avant terme lors des éliminatoires de juillet, ont mal pris la chose: leur ultime chance d'être européens leur filait sous le nez. Aujourd'hui, à la veille des quarts de finale, il y a des présidents qui rêvent de fructueuses, et inattendues, rentrées d'argent, des entraîneurs heureux de pouvoir faire l'amalgame anciens-nouveaux et peaufiner leur système de jeu, et des joueurs si las des rencontres de préparation contre des sélections régionales qui se réjouissent finalement de ces matches au couteau. Ainsi, Metz, Strasbourg et Bordeaux, les trois derniers représentants de notre football, se frottent les mains. La carotte est en vue: l'un d'eux sûrement, un autre peut-être, se réjouiront plus encore ce soir de ne pas avoir traité par-dessus la jambe cet en-cas de début de saison.
En effet, outre le fait que Metz ou Strasbourg, qui se rencontrent à 20 heures ce soir en terre lorraine, sera forcément qualifié pour le tour préliminaire de la Coupe de l'UEFA, puisque c'est la règle de la Toto, Bordeaux face aux Néerlandais de Heerenveen peut envisager pareille aventure. C'est le premier point positif: la




