Image fixée, à jamais. L'an passé, Nantes reçoit le PSG et Loko, sur
une passe géniale de Pedros, marque de volée l'un des plus beaux buts de l'année. Nantes l'emporte devant les champions de France en titre avant de venir récupérer le témoin, plus encore à Paris où la jeune classe de Suaudeau l'emporte 3-0. Passation de pouvoir.
Ce soir donc, pour le compte de la troisième journée de championnat, le PSG de Fernandez vient défier les Nantais à la Beaujoire. Déplacement difficile. Alors que les Canaris ont déjà remporté deux succès, les Parisiens n'ont capitalisé que deux matchs nuls. Et Luis Fernandez se retrouve plus encore sous la pression. Mardi, Michel Denisot, le président-délégué du PSG, a fixé la barre très haut: reprendre le titre aux Nantais, ce qui passe «au pire» par une troisième place dès la fin du mois à trois ou quatre longueurs de l'équipe qui sera en tête.
Un tel objectif interdit donc aux Parisiens de perdre à Nantes et le capitaine du PSG, Alain Roche, serait satisfait par un nul qui, pour lui, constituerait un «bon résultat» car Paris n'a pas gagné, ni même inscrit le moindre but à la Beaujoire, depuis... cinq ans, huit mois et vingt-sept jours.
C'est sans doute pour cette raison (basta le foot champagne) que Fernandez devrait présenter une équipe à forte connotation défensive: une charnière à trois, Roche, Dieng, Mahé et deux latéraux, Colleter et Fournier, un milieu renforcé et un seul attaquant de pointe, Dely Valdès, épaulé néanmoins par Raï et Djorkaeff.




