Le Havre, envoyé spécial
Il n'y a rien de grand à être supérieur à un autre, la véritable noblesse consiste à être supérieur aujourd'hui à hier.» Même si la défaite de l'OL samedi au Havre (2-1) vient un peu contrecarrer le message, chinois, qu'il a fait passer en prenant ses nouvelles fonctions, Guy Stephan ne désespère pas. Ce n'est pas le genre de celui qui fut d'abord l'adjoint de Raymond Domenech avant de devenir celui de Jean Tigana. Puis d'être nommé, au début de saison, le nouveau patron de l'Olympique lyonnais.
Malgré les deux défaites en trois matchs, Stephan ne doute pas: «A Cannes (défaite 3-0, ndlr), il faut tenir compte de la blessure et de l'expulsion un peu dure de Casanova», et au Havre, samedi soir, malgré des errements défensifs coupables, il évacue le problème en arguant que ses gones «ont mangé les Havrais en seconde mi-temps mais sans parvenir à remonter au score».
Guy Stephan sait bien de toute façon que le métier qu'il a choisi ne se juge pas à l'aune de trois journées de championnat. «L'entraîneur n'est rien d'autre qu'un bilan», mais à condition qu'on le laisse terminer l'exercice. Ce qu'il regrette juste après la défaite normande c'est qu'«inconsciemment, des joueurs qui ont évolué à un certain niveau l'an passé (les Lyonnais sont vice-champions de France, ndlr), se soient installés dans un certain confort».
Il a donc pris la succession de Tigana mais il se défend de juger les hommes avec qui il a travaillé, même si l'on sent bien que ses rapports avec




