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FOOT. Jacquet entretient le mystère autour de l'équipe de France

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Publié le 15/08/1995 à 7h25

C'est Aimé le mystérieux, c'est Jacquouille la fripouille. Pas

d'effet d'annonce hier, vers midi, à Clairefontaine: les mains croisées derrière la nuque, l'air serein, le sélectionneur national a indiqué qu'il ne dévoilerait la composition de l'équipe de France que mercredi, quelques heures avant le match décisif contre la Pologne. Désappointement des présents, mais explications dans la foulée: «Tout d'abord je dirai que c'est un peu dans l'esprit de ce stage», se justifie l'entraîneur. A match décisif, comportement transformé et motivation commando, estime-t-il.

Et puis surtout Aimé Jacquet a «une petite contrariété, assez importante». Il attend que la cheville de Reynald Pedros, mal en point, se remette. L'entraînement d'hier soir au Parc des Princes, où le Nantais s'est contenté de trottiner, puis les derniers examens médicaux d'aujourd'hui fixeront définitivement le sélectionneur. On sait que, sur le flanc gauche, l'association Lizarazu, Zidane, Pedros fonctionne bien. Si David Ginola devait être titularisé, l'organisation du jeu serait vraisemblablement modifiée.

Car Aimé Jacquet doute, même s'il a «l'équipe en tête». Puisqu'il lui faut modifier son attaque et sa défense, ne ferait-il pas mieux de préserver son fort milieu de terrain (Guérin, Deschamps, Desailly, Zidane), si efficace lors du match-référence contre la Slovaquie à Nantes, ou bien doit-il faire descendre Desailly en défense centrale? Ou bien préférera-t-il, enfin, instiller un peu de renouveau dans l'arrière

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