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Interview

Le médecin aux petits soins avant le grand soir

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Au fil des stages, le docteur Ferret met au point un entraînement personnalisé pour chaque joueur.

Publié le 16/08/1995 à 7h26, mis à jour le 16/08/1995 à 7h26

Match décisif, nous dit-on. Mais disputé au lendemain de l'Assomption. Une date inhabituelle dans une compétition de ce type. Et une question. Entre un Leboeuf, un Zidane, un Lizarazu ou un Dugarry qui ont disputé une flopée de rencontres officielles (championnat + Intertoto) et un Ginola ou un Karembeu, exilés, uniquement rompus aux matchs amicaux ou aux tournées au Japon en attendant le début de leur championnat, l'état de fraîcheur physique est-il identique? Le docteur Jean-Marcel Ferret, médecin de l'équipe de France (et de l'Olympique lyonnais), n'a hélas pu juger sur pièces. A cause de l'état d'esprit qui précède ce match capital (équipe commando, entraînements intensifs), il n'a pas eu le temps de procéder à des tests médicaux.

Qu'importe, après tout, même si les gros coups de chaleur de l'été ont peut-être plus affecté l'organisme de l'un plutôt que l'autre, les joueurs sont passés outre. Tel David Ginola: «Je ne peux pas dire vraiment avec certitude que je suis en forme optimale, on a fait de très grosses séances à Clairefontaine et, en Angleterre, le rythme des entraînements est aussi dur. C'est vrai que je n'ai pas dix ou quinze matchs dans les jambes, mais je sais tout donner lors des grands rendez-vous.»

Le docteur Ferret a vu les joueurs «individuellement pour discuter de façon impromptue, pour ne pas trop médicaliser la chose». Le médecin s'est juste tenu au courant des petits problèmes individuels. «Parce qu'entre 25 et 30 ans chaque joueur a son talon d'Achill

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