Alors, Thuram-Leboeuf, la paire que tout le monde attend en
remplacement du duo blessé Roche-Blanc? Pourquoi pas. Dans l'esprit du sélectionneur Aimé Jacquet, muet depuis lundi midi, l'idée d'une telle charnière centrale a sans doute fait son chemin pour le match décisif de ce soir contre la Pologne en éliminatoires de l'Euro-96. D'autant que la règle d'or du dispositif tricolore est de ne point dégarnir l'empire du milieu, géré par le poulpe milanais, Marcel Desailly (qui a d'ailleurs laissé entendre que jouer libero ne l'intéressait guère pour le moment), verrouillé derrière par Guérin et Deschamps et conduit à l'offensive par Zidane.
Une fois le cas défensif réglé, une fois le milieu reconduit, la dernière interrogation concerne le comparse du Bordelais Dugarry en pointe. Ginola, venu de son brouillard du nord de l'Angleterre, ne comprendrait pas pourquoi on l'appelle si ce n'est pas pour jouer; mais en même temps la rapidité avec laquelle le staff médical essaie de remettre sur pied le Nantais Pedros, en bisbille avec sa cheville, laisserait entendre que le champion de France se coulerait mieux dans les schémas de jeu envisagés.
Quoi qu'il en soit, une défaite serait synonyme d'éviction quasi certaine pour l'Euro de juin 1996. Quant au match nul, il obligerait les Tricolores à remettre leur destin dans les mains des autres équipes. Et à attendre une hypothétique qualification jusqu'au dernier match de ce groupe 1.
Seulement, si tout le monde s'est, justement, gargarisé du l




