On les attendait au tournant, le Strasbourgeois au large front de
maître de circonférence, comme le Monégasque qui arbore en privé ces petites lunettes rondes d'élégant du campus. Leboeuf et Thuram ont fait la paire. Indéniablement. Histoire de reléguer (momentanément) dans les placards de la chirurgie orthopédique le Parisien Alain-Roche et au musée de l'histoire ancienne le néo-bourguignon Laurent Blanc présentés depuis le début de la campagne européenne comme les tenants de l'invincibilité française. En oubliant cependant qu'ils étaient tout deux de la joyeuse partie bulgare de sinistre présage.
Le Parc des Princes accueille avec gentillesse les nouveaux-venus. La charnière centrale ne paraît pas le moins du monde grippé, lorsque Thuram et Leboeuf foulent le vert anglais du stade parisien.
N'affirmaient-ils pas avant-match, les deux néos que leur manque d'expérience et les rares sélections (lors de rencontres amicales) seraient sans doute rapidement transcendés par l'enjeu de ce match à hauts risques.
Le Strasbourgeois (numéro 5) et le Monégasque (4) sont déjà en retrait au coup d'envoi. Le pressing haut demandé par Jacquet les contraint parfois à gagner le centre du terrain, mais pas plus. La première intervention de Leboeuf est la bonne: un tacle glissé de belle facture et qui met en juste confiance. Juskowiak (9) et Kowalczyk (11) sont les doublures avancées, les ombres à contenir. Et il faut l'à-propos de Thuram pour évacuer en corner une percée venteuse du n$ 9.
A eux deu




